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Patrick Barbier en dédicace à Fouesnant

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Retrouvez Patrick Barbier à la médiathèque de Fouesnant pour une rencontre dédicace autour de ses livres parus chez Chemin Faisant : En frôlant la nuit et Le bruit de fond de l’univers.
En savoir plus sur l’auteur : Patrick Barbier.

Quand ? Mercredi 14 septembre, à 18 heures.
Où ? Médiathèque municipale de Fouesnant (29).
Comment ? Rencontre gratuite et ouverte à tous.
Qui ? Organisé par la médiathèque L’Archipel en partenariat avec l’espace culturel E. Leclerc de Fouesnant.

 

De faux lendemains dans Femme Actuelle

 

Bonne surprise de l’été, le roman d’Isabelle Serve, De faux lendemains, le cinquième opus de la collection Plœmeurtres, a eu les honneurs de la presse nationale. Le magazine féminin Femme Actuelle l’a sélectionné parmi ses polars de l’été.

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Nous vous invitons à en découvrir plus sur le livre en lisant l’article ci-dessous, une auto-interview de l’auteur, jeu auquel elle s’était prêtée avec malice lors de la sortie du polar, en juin dernier.

***

C’est l’histoire d’une Parisienne qui, sous l’influence d’un ami breton (Patrick Barbier), se lance en même temps que lui dans l’écriture. Puis ces deux-là rencontrent un autre Breton (Michel Dréan) qui un jour leur lance : « Ça vous dirait d’être édités ? » Chiche !

Voilà comment l’an dernier, Isabelle Serve (oui, je parle de moi à la troisième personne, mais je vais bien) voit l’une de ses nouvelles policières publiée dans la collection Plœmeurtres. Et, comble de bonheur, Chemin Faisant lui propose d’en écrire la suite. Comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même (et surtout parce que tout le monde est débordé chez Chemin Faisant, alors il faut être polyglotte, non polygame, n’importe quoi !, polyvalent, voilà, c’est cela), elle s’auto-interviewe. Enfin, je me questionne moi-même quoi. Mais si, puisque je vous dis que je vais bien !

 

De faux lendemainsCHAUDS COMME LES BREIZH :
une interview d’Isabelle Serve
par Isabelle Serve

 


Isabelle, ça fait quoi de sortir son premier livre en solo ?

Ça fait peur ! Mais c’est aussi très excitant. Grâce à Chemin Faisant, j’ai fait mes premières armes dans 12 Crimes sur ordonnance et l’on m’a fait confiance pour que je me lance dans le grand bain. En dépit de la température de l’eau bretonne, j’ai plongé. Toute l’équipe étant pour moi à la fois une bouée, un gilet de sauvetage et un maître-nageur (mais qui ne court pas sur la plage au ralenti en maillot de bain rouge, dommage !)…

Sans rien révéler, De faux lendemains est la suite de ta nouvelle publiée dans 12 crimes sur ordonnance que tu viens d’évoquer. Pourquoi une suite et à quoi doit-on s’attendre ?

Je crois que les personnages de la nouvelle ont séduit les lecteurs. Les dialogues aussi, j’ai eu beaucoup de retours sur ce point-là. Plusieurs personnes ont même évoqué Engrenages, une série que j’adore, et même si la comparaison est trop grande pour moi, cela m’a donné suffisamment confiance pour la suite. La première enquête s’était soldée dramatiquement mais avait laissé beaucoup de zones d’ombre. Mon héroïne, Élisa Bercot, capitaine de police à Paris, décide donc de revenir à Plœmeur pour «  fouiner un peu », aidée en cela par un ex-journaliste.

4ème de couv faux lendemains 12 18 (2)Retrouvera-t-on dans De faux lendemains ce mélange de dialogues drôles et percutants, de personnages troubles et de profonde noirceur ?

Ce sera même pire ! Plus sérieusement, j’ai été ravie de retrouver Élisa, son équipe et quelques autres pour pouvoir les dévoiler davantage. Je tenais également, comme dans ma nouvelle Plœmeur un autre jour,  à aborder des sujets qui me sont chers, des combats que je mène depuis longtemps, notamment les violences faites aux femmes et l’homophobie. Le tout, j’y tiens beaucoup, avec humour et émotion. Comme j’aime le noir, je me suis laissée aller à mes penchants naturels. En espérant que les lecteurs et lectrices qui me feront l’honneur de me lire seront un peu « remués » en refermant le livre. Et qu’ils ne m’oublieront pas trop vite !

Le deuil du Tigre, lu par Patrick Barbier

Chemin Faisant, c’est une grande famille réunie autour de l’amour du livre et de la littérature. C’est aussi des copains qui s’apprécient tant personnellement que professionnellement et qui savent bien qu’il est difficile de faire de l’auto-promo. Alors ils n’hésitent pas à dégainer leur plus belle plume pour parler d’un livre qu’ils ont aimé.

Cette semaine, Patrick Barbier partage son enthousiasme à propos du dernier roman de Michel Dréan : Le deuil du Tigre. Autant vous prévenir, il a aimé !

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La voie aux chats pitres

couv le deuil du tigre 12x18 (2)Autant vous le dire tout de suite, si vous êtes adeptes de « La petite maison dans la prairie », ce livre n’est pas pour vous. Couper du bois en souriant comme un crétin aux piafs et aux écureuils en rupture de ban avec Blanche Neige, n’entre pas du tout dans les projets du « héros » du dernier roman de Michel Dréan. Ou alors juste pour la hache. C’est ludique les haches, surtout quand on aime massacrer ses contemporain(e) s.
Je ne dévoilerai rien de l’intrigue, j’estime que pour un polar noir, c’est pitié que d’en déflorer ses ressorts (déflorer des ressorts ??? Ptain, je ne m’arrange pas, moi…). Ce que je peux vous dire c’est que le tigre en question se situe par rapport à Charles Ingalls à peu près au même endroit que pourrait se trouver le marquis de Sade vis-à-vis d’une première communiante lourdaise. Quoique…
L’histoire se passe à Nantes. Entre flash-back où l’on fait la connaissance d’un môme dont le moins qu’on puisse dire est qu’il n’est pas le plus heureux des petits garçons et le présent arpenté par un flic opiniâtre et un profiler expert en tueurs en série. Ça tombe bien, car il pleut des victimes passablement massacrées. Et la méthode rappelle… Stooooop !!! J’avais dit que je ne dévoilerais rien de l’intrigue et j’en suis presque à vous raconter la fin.
Ce que je vais faire c’est que je vais plutôt partir sur le style de l’auteur. Et vous confier un truc. Depuis que je lis les polars ou les nouvelles de Michel Dréan, je suis médusé par sa capacité à tricoter des phrases imparables. Pourtant il n’y a pas trop de mystères au premier abord : un sujet, un verbe, un COD ou un COI et roule ma poule, on tient une phrase. Ben oui… sauf qu’il y a une grosse différence entre un écrivain et un tâcheron. Et les phrases de Michel, je les savoure. Je ne sais pas comment il se débrouille avec les éléments cités plus haut, mais c’est un peu comme quand un chef étoilé s’affaire avec des patates, de la crème et de la coriandre. Ça donne un truc qui vous sublime le palais alors que vous avec les mêmes ingrédients vous n’arrivez à faire qu’une vague purée avec des grumeaux.
Après avoir refermé son livre, l’autre soir, je me suis pris à part (j’aime bien discuter avec moi, je suis toujours d’accord) et je me suis dit que c’était son roman le plus noir. Dieu sait que des bouquins sur les serials killers, il y en a une papardelle et je n’étais pas loin de penser que Michel Dréan s’était attaqué à un trop gros morceau, que les gens étaient un peu las de lire les descriptions d’exactions de tarés dont Chattam et Grangé ont su tirer la quintessence gore afin d’attirer Luc Besson et Jean Reno pour une énième bouse cinématographique. Sauf que là ça marche. Les phrases sont tranchantes, les ambiances étouffantes, les personnages tour à tour glaçants et miséricordieux. L’intrigue plonge dans les tréfonds de l’âme humaine et nous laisse pantelants au coin sombre de certains chapitres. Et si c’est son roman le plus noir, c’est aussi son livre le plus abouti. C’est une mécanique d’horlogerie. Aucun remplissage. Aucun tirage à la ligne. Chaque dialogue a son importance. Chaque description de scène ou de décor est là pour vous emmener là où il veut vous emmener. Et il ne vous lâche pas.
En retour, je n’ai pas lâché son « Deuil du tigre ».
Plus que chaudement recommandé.

Chagrins de sable, nouveau polar de Joseph Joly

Comment présenter un roman ? C’est bien là un exercice auquel les auteurs sont rarement préparés et qui les laisse parfois sans inspiration. Alors, chez Chemin Faisant, on a décidé de vous présenter les livres à la manière d’une conversation entre copains. Cette fois-ci, c’est Franck de Raeve qui interviewe Joseph Joly à propos de son dernier roman : Chagrin de sable.

***

« Sans avoir l’air d’y toucher… »

chagrin de sablechagrin de sable 4e1/Joseph, pourquoi un polar ?

Par facilité, je suppose… L’avantage du polar, c’est qu’on peut aborder certains sujets, comme l’antisémitisme par exemple, sans avoir l’air d’y toucher, tout en restant ferme. Et puis tu sais, j’ai horreur des romans à thèses. Mes personnages ne défendent pas particulièrement des « valeurs », ils essaient simplement de se débrouiller dans le monde clos qui leur est donné en partage. S’ils veulent s’échapper de ce monde, ils se retrouvent vite piégés, comme le journaliste dans mon livre. Le flic s’en sort un peu mieux, parce qu’il est costaud et qu’il a de l’expérience, mais ce n’est pas brillant non plus. La véritable héroïne, c’est la juge, un peu rock’n’roll, mais têtue comme une mule bretonne. C’est la première fois que je me mets, de manière fictionnelle, dans la peau d’une femme et je dois avouer que c’est très excitant et révélateur — pour moi et surtout pour les femmes. Mais je me rends compte que je ne te parle là que des personnages… Sans doute parce que je les trouve plus fascinants que l’intrigue proprement dite ! L’enquête policière avance logiquement, bien entendu, mais celles et ceux qui la font avancer m’intéressent davantage, tu piges ?

 

2/D’ou vient cette histoire ?

Éric m’avait proposé d’écrire un Plœmeurtres en 2013, je crois… J’avais dit banco et j’avais écrit neuf chapitres en suivant ses remarques et ses conseils. Mais ça ne collait pas. Outre le fait que j’avais tendance à faire des digressions intempestives, des jeux de mots tordus, sans parler de mon style un peu trash, je me suis vite rendu compte que je n’arrivais pas à m’affirmer dans le genre « commande », surtout que je ne visualisais pas du tout le décor, à l’époque. J’ai besoin de connaître les lieux du crime pour écrire. Donc, on a stoppé là et j’ai alors écrit pour m’amuser, pour faire rire les copains si tu préfères, les Facéties de l’Ankou, qui ont cartonné aussi bien au niveau des lecteurs que de la critique (locale), ce qui m’a stupéfait. J’ai réalisé que je pouvais écrire autre chose que des romans policiers. C’était gratifiant, forcément, mais je n’ai pas craché dans la soupe pour autant. Après un essai sur La Route du blues, j’ai vite repris le manuscrit de mon polar en modifiant les lieux, les dates, les personnages, l’intrigue, etc. Ça donne aujourd’hui ces Chagrins de sable. Les chapitres 10-22 ont été relus par Olivier Cousin, dont le regard m’est indispensable ; il m’évite les sorties de route et voit des fautes que les autres ne voient pas.

 

3/Pourquoi avoir choisi ce décor des dunes de Keremma ?

Bonne question. Parce que je connais l’endroit, d’abord, qui est complètement atypique ; c’est à la fois mystérieux et d’une beauté à couper le souffle, envahi de touristes l’été, mais néanmoins sauvage. Il faut savoir que le cordon dunaire — deux cents hectares, le plus grand de Bretagne — est la propriété du conservatoire du littoral. Donc, derrière les plages de sable blanc, les rochers et les algues brunes, il n’y a rien ! Pas un troquet, pas une mob, comme disait Coluche… Seulement des dunes sablonneuses, protégées par endroits par du fil de fer barbelé, avec une faune et une flore elles aussi uniques. Tout le contraire d’une station balnéaire typique, avec pizzerias ou crêperies. J’ai tout de suite pensé à ce site pour servir de décor à mon roman. De préférence en hiver, la nuit, avec une température anormalement basse. Quand je reste dans le registre du roman noir, je préfère situer les bases de l’intrigue dans des lieux que je connais bien. J’ai écrit un petit polar humoristique qui se passait à Bougival, c’est-à-dire nulle part. Ici, même la photo de couverture a été prise à Keremma, et choisie par Chemin Faisant. J’en profite pour signaler qu’elle est de Sophie Devotee, et non pas de Sabine Mérit comme indiqué à la fin du livre. Rendons à César, etc.

 

4/D’où te vient cette envie, ce besoin d’écrire ?

Joseph Joly à roscoff (2)J’ai toujours aimé écrire, et lire… J’ai travaillé un temps à Ouest-France. J’ai lu les classiques, comme tout le monde, mais depuis plusieurs années, je ne lis presque exclusivement que des polars. Si mes lectures polareuses ont souvent été américaines, des pères fondateurs du roman noir (Hammett, W. R. Burnett, James Cain) aux contemporains (James Ellroy, D. Lehane, J. L. Burke) en passant par la période classique (Jim Thompson, Chandler, Goodis, Westlake), mon écriture, en revanche, voire mon « style », ont toujours été influencés par les auteurs français. Il y a deux courants dans l’ADN du polar français. Le roman noir réaliste-critique ultra violent, souvent remarquablement écrit, incarné par J.-P. Manchette, D. Daeninckx, T. Jonquet, Jean Vautrin, Hervé Le Corre. Et le roman policier rigolard, limite franchouillard, à lire au second degré, qui se contrefiche des règles, qu’on pourrait parfois taxer d’« anarchiste » (j’ai mis des guillemets) et qui est représenté par Exbrayat, Léo Malet, Pierre Siniac, Jean-Bernard Pouy, et surtout San Antonio. Mon but, mon rêve serait d’écrire un roman noir au scalpel, avec le style de Manchette et les dialogues de Frédéric Dard.

Anything else ?

 

4 parutions pour juin 2016

On est comme ça, nous, pas de nouvelles publications pendant des mois et puis, d’un coup, pas moins de 4 romans qui sortent le même jour ! Autant dire que, côté rubrique Actu, ça bouchonne un petit peu…

Après l’auto-interview d’Isabelle Serve (De faux lendemain), puis l’interview plus classique de Michel Dréan (Le deuil du Tigre), il nous reste encore deux nouveautés à vous présenter. Le bruit de l’univers, deuxième recueil de nouvelles signé Patrick Barbier et Les orpailleurs de la fosse de Christian Blanchard.

Promis, on fera ça dans les prochaines semaines !

De faux lendemains couv le bruit de l'univers 12x18 (2) couv orpailleurs 12x18 (2)couv le deuil du tigre 12x18 (2)

Atelier ouvert ou bleu le samedi 4 juin

atelier ouvert ou bleuL’association Chemin faisant est heureuse de vous inviter à l’« ATELIER OUVERT OU BLEU » qui se tiendra le samedi 4 juin 2016 de 10 h à 12 h à la Maison des Jeunes de Ploemeur, salve rue de Kervam (la longère en face de l’entrée du centre culturel Passe-ouest, proche de la station-service Carrefour).
Ce rendez-vous aura lieu tous les premiers samedis du mois au même endroit.
Au programme de notre rencontre préestivale :
 – Le cri du Menhir : point sur les œuvres envoyées… Le but de ces ateliers est de partager des projets en cours, de rencontrer de nouveaux auteurs et/ou adhérents et de construire ensemble l’ouvrage collectif « LE CRI DU MENHIR ».

Vous pouvez continuer à nous les envoyer à l’adresse mail cheminfaisant56[@]gmail.com. La date limite est fixée au 30 juin.

– Présentation et cogitation autour du jeu « Ploemeutre » en gestation dans les caboches d’Éric, Michel et Franck.

– Point sur les sorties imminentes ou toutes récentes : le nouveau Ploemeurtre par Isabelle Serve, De faux lendemains, le nouveau polar de Michel Dréan, Le deuil du Tigre, et les romans de Christian Blanchard, Patrick Barbier, Joseph Joly…

– Focus sur le REFRIGERALIVRE… Ce projet a pour but d’installer sur un espace public de Ploemeur une bibliothèque de rue dans un ancien frigo… Affaire à suivre, nous attendons un rendez-vous avec le maire.

– Et bien sûr, discussions et partage des projets des uns et des autres, actuels ou à venir.

Le deuil du Tigre, nouveau polar de Michel Dréan

C’est le printemps, et les nouveautés foisonnent chez Chemin Faisant. Avec pas moins de quatre parutions arrivées cette semaine, ça bouchonne un peu sur le site pour toutes vous les présenter. Alors on y va tout doucement… En même temps, cela a toujours été notre philosophie.
Si vous suivez bien l’actualité des Échos de Chemin faisant, la semaine dernière, nous avions mis en ligne une auto-interview d’Isabelle Serve à l’occasion de la parution de son premier roman qui est aussi le 5e opus de la collection Ploemeurtres.
Aujourd’hui, c’est au tour de Michel Dréan de se plier au jeu des 3 questions… Avec Le deuil du Tigre, notre serial writer nous plonge dans l’univers des tueurs en série… Âmes sensibles s’abstenir !

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Non à la routine…

couv le deuil du tigre 12x18 (2)

4 couv le deuil du tigre 12x18 (2)Michel, Le deuil du Tigre est ton tout dernier roman publié par Chemin Faisant. Au sein de l’association, on attendait tous une suite des enquêtes de Vincent Terrach. Et non ! Tu nous emmènes dans un univers tout à fait différent. Que se passe-t-il ? Vous êtes brouillés Vincent Terrach et toi ?
Non, absolument pas, mais vu ce que je lui fais subir, il avait besoin d’un peu de vacances. Et moi aussi d’ailleurs. Plus sérieusement, le problème avec un personnage récurrent, c’est l’essoufflement. À trop vouloir tirer sur la ficelle, on risque de tomber dans une certaine routine et de ne pas réussir à se renouveler. Donc il est important de garder le plaisir de l’écriture et de passer à autre chose pour mieux revenir. Cela a d’ailleurs également été le cas avec La rupture d’Anne et Brice. Mais pas d’inquiétude pour tous les aficionados de Terrach, sa prochaine aventure est en cours d’écriture et devrait être prête pour 2017.

Le deuil du Tigre est une histoire très sombre, la traque d’un tueur en série. C’est un thème maintes et maintes fois abordé en littérature. Pourquoi avoir voulu t’y plonger toi aussi ?
Une sorte de pari, je désirais m’attaquer moi aussi à ce sujet traité un nombre incalculable de fois en essayant d’avoir un autre angle de vue. Dans Le deuil du Tigre, parallèlement à l’enquête, on suit la genèse du tueur en série. Son parcours, quels événements ont transformé un gamin, qui ne demandait rien à personne, en monstre psychopathe. Et puis cela reste un sujet fascinant qui passionne les foules (et j’espère bien les lecteurs !). Allez savoir pourquoi !

En dehors de ce nouveau roman, tu restes très actif sur le site communautaire short-edition.com. Cela veut-il dire qu’on peut s’attendre prochainement à la publication d’un nouveau recueil de nouvelles signé Michel Dréan ?
Effectivement,  je pense qu’il y aurait matière très prochainement à sortir un recueil, mais chaque chose en son temps. La nouvelle est un exercice à part entière, une respiration bienvenue pendant que se poursuit l’écriture d’un roman. Tant que l’inspiration est là, pourquoi s’en priver ? Le site de Short est une vitrine formidable sur ce genre un peu boudé, il est vrai, par le monde de l’édition en France. C’est aussi un outil de communication et de rencontres littéraires très efficace. D’ailleurs certains nouveaux membres de Chemin Faisant sont issus de la communauté short-edition.

A lire aussi : Le deuil du Tigre, lu par Patrick Barbier.

Ploemeurtres 5 : De faux lendemains

Le tout nouveau Ploemeurtres, De faux lendemains, est arrivé ! Isabelle Serve, l’auteur, vous invite à le découvrir dans cet article.

L’ouvrage est d’ores et déjà disponible à la librairie Sillage ou sur notre site.

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C’est l’histoire d’une Parisienne qui, sous l’influence d’un ami breton (Patrick Barbier), se lance en même temps que lui dans l’écriture. Puis ces deux-là rencontrent un autre Breton (Michel Dréan) qui un jour leur lance : « Ça vous dirait d’être édités ? » Chiche !

Voilà comment l’an dernier, Isabelle Serve (oui, je parle de moi à la troisième personne, mais je vais bien) voit l’une de ses nouvelles policières publiée dans la collection Plœmeurtres. Et, comble de bonheur, Chemin Faisant lui propose d’en écrire la suite. Comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même (et surtout parce que tout le monde est débordé chez Chemin Faisant, alors il faut être polyglotte, non polygame, n’importe quoi !, polyvalent, voilà, c’est cela), elle s’auto-interviewe. Enfin, je me questionne moi-même quoi. Mais si, puisque je vous dis que je vais bien !

 

De faux lendemainsCHAUDS COMME LES BREIZH :
une interview d’Isabelle Serve
par Isabelle Serve

 


Isabelle, ça fait quoi de sortir son premier livre en solo ?

Ça fait peur ! Mais c’est aussi très excitant. Grâce à Chemin Faisant, j’ai fait mes premières armes dans 12 Crimes sur ordonnance et l’on m’a fait confiance pour que je me lance dans le grand bain. En dépit de la température de l’eau bretonne, j’ai plongé. Toute l’équipe étant pour moi à la fois une bouée, un gilet de sauvetage et un maître-nageur (mais qui ne court pas sur la plage au ralenti en maillot de bain rouge, dommage !)…

Sans rien révéler, De faux lendemains est la suite de ta nouvelle publiée dans 12 crimes sur ordonnance que tu viens d’évoquer. Pourquoi une suite et à quoi doit-on s’attendre ?

Je crois que les personnages de la nouvelle ont séduit les lecteurs. Les dialogues aussi, j’ai eu beaucoup de retours sur ce point-là. Plusieurs personnes ont même évoqué Engrenages, une série que j’adore, et même si la comparaison est trop grande pour moi, cela m’a donné suffisamment confiance pour la suite. La première enquête s’était soldée dramatiquement mais avait laissé beaucoup de zones d’ombre. Mon héroïne, Élisa Bercot, capitaine de police à Paris, décide donc de revenir à Plœmeur pour «  fouiner un peu », aidée en cela par un ex-journaliste.

4ème de couv faux lendemains 12 18 (2)Retrouvera-t-on dans De faux lendemains ce mélange de dialogues drôles et percutants, de personnages troubles et de profonde noirceur ?

Ce sera même pire ! Plus sérieusement, j’ai été ravie de retrouver Élisa, son équipe et quelques autres pour pouvoir les dévoiler davantage. Je tenais également, comme dans ma nouvelle Plœmeur un autre jour,  à aborder des sujets qui me sont chers, des combats que je mène depuis longtemps, notamment les violences faites aux femmes et l’homophobie. Le tout, j’y tiens beaucoup, avec humour et émotion. Comme j’aime le noir, je me suis laissée aller à mes penchants naturels. En espérant que les lecteurs et lectrices qui me feront l’honneur de me lire seront un peu « remués » en refermant le livre. Et qu’ils ne m’oublieront pas trop vite !

Les contes de sortilèges musicaux du duo « Et si Trio »

Les contes de sortilèges musicaux du duo « Et si Trio »

Vendredi 27 mai 2016, l’association Brocélia vous invite à une soirée « Contes & Musique avec “Et SI Trio”. Découvrez ce duo composée de Marie Diaz, conteuse et Aurélien Daniélo, musicien talentueux aux multiples instruments.

Encore une soirée-rencontres-débat à ne pas manquer…

Contes et sortilèges musicaux 27mai