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3 questions à Olivier Cousin

Les Vieux Fantômes de Tristan Trassire vient de paraître

Pour tout savoir (ou presque) sur Olivier Cousin, je vous encourage à aller lire la fiche auteur qui lui est consacrée. Et vous verrez dans sa bibliographie qu’il est question de la sortie de son nouvel ouvrage. Le deuxième édité par notre association.

Eh bien, c’est fait ! Les Vieux Fantômes de Tristan Trassire vient tout juste de sortir des presses de notre imprimeur. Alors je me suis dit que trois questions posées à son auteur s’imposaient.

Eric Nedjar

 

Les Vieux Fantômes de Tristan Trassire, par Olivier Cousin.

Les Vieux Fantômes de Tristan Trassire, par Olivier Cousin.

Rencontre avec Olivier Cousin…

  • Olivier, ma première question vient de ma lecture de ta biographie. Peux-tu m’expliquer comment jouer aux Playmobil® contribue à donner l’envie de devenir romancier ?

Quand j’étais petit, Playmobil® n’utilisait pas encore le slogan « En avant les histoires », pourtant c’était exactement ça : des histoires qui avançaient au fil des jours. J’ai joué pendant des heures en plaçant, déplaçant, replaçant les figurines dans des décors les plus réalistes possible, et en passant des journées (pluvieuses) entières à échafauder un scénario qui évoluait toujours en cours de jeu, exactement comme lorsque j’écris un roman aujourd’hui. Ce n’était donc pas qu’une boutade.

  • Les Vieux Fantômes de Tristan Trassire est ton deuxième ouvrage publié par l’association Chemin Faisant. Tu le qualifies de road-movie musical et on sait que tu aimes voyager : cela veut-il dire que c’est un livre que tu as en toi depuis longtemps ?

Oui, j’ai commencé par proposer un recueil de neuf nouvelles voyageuses à Chemin Faisant, Dans nos vies à bascule (en 2013). J’aime découvrir de nouveaux lieux et je me sers souvent de mes voyages (même proches) pour ficeler mes histoires. Les lieux me donnent toujours un ancrage pour démarrer, comme le pays de Galles dans Les Vieux Fantômes. C’est un roman dont le héros, musicien et chanteur de rock, se perd entre le gris très foncé et le gris clair d’une vie où les échecs et les succès se tirent la bourre. Il y a du noir et j’utilise les ficelles du polar par moments ; il y aussi du rose et du comique dans cette tranche de vie. J’ai parlé de road-movie, car un musicien professionnel se déplace forcément beaucoup. Pour se reconstruire et reprendre sa vie de créateur, le mien part en tournée dans son passé, pour commencer. Mais il essaie aussi de trouver l’endroit où il pourra repartir de presque zéro… Oui je l’ai porté longtemps, ce roman, car j’avais besoin que le personnage prenne de l’épaisseur. J’ai donc vécu près de sept ans avec mon héros, mais dès le départ j’avais choisi de n’écrire son histoire que pendant deux mois dans l’année. Le reste du temps servait à vivre avec Tristan Trassire et densifier les choses dans ma tête.

 

  •  Tristan Trassire est musicien, une étoile filante du rock français qui, après le succès, va connaître la traversée du désert. C’est bien sûr un personnage inventé, mais t’es-tu inspiré d’un artiste connu pour écrire cette histoire ? Et tu parles d’une bande-son intégrée, ce sont toutes ses chansons (à quand le CD ?) ou celles que toi tu écoutes ?

C’est la question la plus complexe – et la plus jouissive – qui s’est posée à moi. Je vais commencer par la fin de ta question : la « bande-son intégrée » existe tellement dans ce roman qu’elle est triple ! Je m’explique : 1) il y a bien celle créée par mon personnage Tristan T. (et elle figure en entier titre après titre, album après album en annexe, en plus d’apparaître ici ou là dans l’intrigue) ; 2) il y a celle constituée par les vrais morceaux de groupes réels qui font avancer l’intrigue ; 3) enfin il y a indirectement l’influence des morceaux que j’écoutais quand j’écrivais ; sans oublier quelques surprises ! C’est donc bien un roman sur un créateur du monde rock. Il est un mélange de pas mal d’artistes sans doute – au lecteur de poser des noms –, mais ses influences sont forcément les miennes. En entrant dans la quarantaine, j’avais envie d’un roman qui soit un hommage à la musique que j’aime depuis mon adolescence (le rock indé pour faire court), qui m’a nourri et construit peut-être même…

Pour terminer de te répondre, je dois avouer que tenter un mélange « artiste fictif rencontrant des artistes réels » (avec leur accord d’ailleurs à chaque fois, d’où les remerciements de la fin) a quelque chose de magique. C’est un peu comme si moi, je pouvais les rencontrer, ces chanteurs et musiciens que j’aime – c’est mon côté midinette… – sauf que je me suis cassé la tête pour écrire un roman complet pour pouvoir jouer au groupie !

En résumé, mon héros pourrait dire aux lecteurs pessimistes : si mes aventures vous enquiquinent, il vous reste tout de même une bande-son à découvrir !

 

La fiche du livre Les Vieux Fantômes de Tristan Trassire, c’est ici.